Night Confession #40 - Début de proactivité


3h du matin, impossible de trouver le sommeil. L'heure du réveil se rapproche de plus en plus. L'hésitation entre hyperactivité et somnolence se joue durant ces trente minutes de réflexion. Finalement la lassitude et l'oisiveté prennent le pas. Les efforts ne payent que s'ils sont constants mais il faut un début à tout. La page blanche trouvera un jour un opposant assez fort pour contrecarrer ses plans. L'objectif de cette dernière est assez clair: limiter les possibilités et mettre fin aux rêves. Cette fois-ci, le départ est donné mais il s'est déjà écoulé plus d'une heure entre la mise en action et les prémices de la réflexion. Le projet est long, complexe, semé d'embûches. Une lutte permanente contre son autre soi.

A contrario de l'idée établie, c'est le yin et non le yang, qui est la vraie source d'inspiration. Le noir peut amener vers le blanc. Pas de mentions raciales ici, juste des couleurs et ce qu'elles renvoient. Le bonheur est trop éphémère pour pouvoir réellement s'en nourrir. C'est un peu comme la perfection. Ce n'est qu'une courbe mathématique qui se rapproche du but sans jamais le toucher. Lorsqu'on en est si loin, ou du moins de l'idée que l'on s'en fait, il devient essentiel de renouveler sa vision. Les ennemis, les malheurs, les erreurs deviennent des vecteurs d'idées lorsqu'elles ne rongent pas mentalement. Ou peut être que c'est l'inverse. Il faut retirer le positif de toute chose. Le temps manque, le lever est proche. Qui de l'animateur radio ou des notes virtuelles de mon mobile viendra m'interrompre en premier? Les minutes défilent trop rapidement pour prendre conscience. Elles seront une éternité sur le poste de travail et des étoiles filantes durant les moments de bien-être. Il est cinq heures, un autre jour commence.