Night Confession #37 - Pourquoi?

Philosopher reviendrait à régulièrement s'interroger parfois même de manière naïve. Il y a très souvent aucune réponse ou bien une multiplicité. A chaque embûche, on conclue de la même manière par une expression fataliste comme s'il n'y avait que ce constat, comme si l'intérêt d'exister ne se retrouvait que dans la répétition des actions que d'autres ont déjà fait. Rien de plus, rien de moins, pas d'évolution juste du plagiat de moments.


Existence rime avec subsistance et ces deux mots ont le même sens. Ce sont les synonymes de vie. Chacun possède les mêmes bien que l'on passe notre temps à les comparer. On rencontre tous les jours des personnes que l'on voit pour la dernière fois avant notre trépas. On prévoit toujours l'avenir en sachant que l'on peut partir du jour au lendemain et sans vraiment profiter du présent. Il ne faut pas se poser de questions, mieux vaut pas assez que trop. Développer l'assurance est une chose, foncer aveuglement et bêtement une autre. A chaque histoire il y a un parallèle vécu par le congénère et l'ancien puis on mélange ses sensations, sa personnalité et l'on se permet de dire ce que la personne doit faire. Faire preuve d'empathie, c'est à dire se mettre à la place des autres, n'est que difficilement possible dans la réalité. Tout le monde a des problèmes mais personne n'en a. L'essence de la vie est dans le partage et l'échange mais il faut toujours cacher plus. Moins on en dit mieux c'est et on en dit toujours moins. Connaître la vie d'une personne est louable, pouvoir discuter de manière réelle et sincère devient un luxe. Le profil virtuel en dit chaque jour un peu plus que les mots. Coquasse ou triste de devoir détourner le regard ou de ne pas avoir de sujet de conversation lorsque l'on se croise.

Faire SA vie

Il y a des droits et des devoirs. On a tous le droit de se taire surtout dans les moments où l'on n'est pas maitre de la situation ou du sujet. Toujours plus prétendre et ne jamais avouer. Assumer a bon goût quant on n'est pas réellement mis en cause ou qu'une excuse est toujours à portée de lèvres. On déteste un GENRE à cause d'UNE entité. Ne pas se faire comprendre alors même que l'expression et la rhétorique sont soulignés. Faire du mal malgré nous et du bien pour les circonstances. Prendre du recul surtout si cela ne nous concerne pas. Gentillesse rime avec faiblesse, mal avec banal. On s'attache pour se détacher, on se rapproche pour se détester. Et puis, à chaque fois que l'on perd son calme, son âme ou ses repères, on conclue toujours en disant "c'est la vie".