Night Confession #1 - Misanthropie

Molière l'avait développé en cinq actes par le biais d'une magnifique œuvre théâtrale et ce mot à tout ce sens à notre époque. Le mot misanthropie me vient à l'esprit car c'est dans une logique de protection et de méfiance vis à vis d'autrui que l'on évolue. Il s'avère que l'on est dans un entre-deux où l'on doit aimer son prochain et s'ouvrir son prochain mais dans le même temps le craindre comme la peste.



Sans être plus paranoïaque que cela, il apparaît comme clair que l'on doive se construire un côté calculateur, une sorte de carapace tout en restant disponible et sympathique. C'est tout le paradoxe entre la sympathie et cette forme de discrétion. Là où le mot misanthropie entre en ligne de compte, c'est parce que les situations quotidiennes montrent qu'il faut détester son prochain d'une certaine manière puisque l'on cache un côté égoïste. Comme le disait Jean Paul Sartre, ''l'enfer c'est les autres", alors est-ce que la voie à suivre est une forme d'hypocrisie face à tous ceux que l'on rencontre ou la prise de risque humaniste avec les conséquences que cela entraîne: déceptions, trahison, conflits...
Le choix est complexe. Pour évoluer socialement et professionnellement, il est impératif de mettre quelques barrières et œillères afin de ne pas se retrouver piégé. Mais le but, à mes yeux, d'une existence et aussi et surtout de s'enrichir auprès de tous ceux qui nous entourent ou ceux que l'on est amené à rencontrer. Un questionnement qui n'a toujours pas de réponse. Les rapports entre les individus sont et seront toujours viciés.