Comment apprendre à fumer de l'herbe?


Cameron Jibril Thomas est le prénom du rookie de l'année 2010 selon le magazine VIBE. Mais il est beaucoup plus connu sous le pseudonyme de Wiz Khalifa. "Wiz" un surnom donné par ses amis durant son adolescence et "Khalifa" qui traduit de l'arabe signifie le successeur ou le représentant.Ce jeune talent était dans la liste officieuse des Freshmen de XXL Mag et il confirme tout le bien que l'on pensait de lui en sortant son troisième album ( le premier en major).
Après
Show and Prove en 2006 puis Deal or No Deal en 2009, c'est donc Rolling Papers qui s'offre en ce début de printemps 2011. Peu de gens connaissent véritablement, le potentiel de "Sean Khalifa", qui s'est énormément mis en avant par le biais de ses mixtapes ( Kush and Orange Juice, Burn After Rolling, Weed Therapy, Flight School ou encore Cabin Fever).

Le natif de Pittsburg fait partie de la nouvelle vague hip-hop, qui développe comme thèmes récurrent l'argent facile, les vêtements hype, le consumérisme à foison, la marijuana (et les effets qui en découlent), les haters qui ne peuvent que continuer à haïr et enfin les femmes. Son album ne déroge pas à la règle. Cela dit,
Wiz Khalifa a fait dans l'original en ne conviant pas de gros nom sur son album pour ne pas surfer sur la vague de son buzz. Comme il le disait dans une interview, il souhaitait s'entourer de personnes proches comme Currensy ou Chevy Woods (signé sur Taylor Gang Entertainment Record, le label crée par Khalifa).
C'est à tout son honneur d'avoir pu privilégier son noyau dur, tout en ne surfant pas à outrance sur l'ultra buzz crée par le hit "
Black & Yellow". Le morceau a été repris ou remixé par Snoop Dogg , The Game, Lil' Wayne ou encore Travis Barker.

Fumeur invétéré de weed,
Wiz Khalifa fait la promotion de ce style de vie et s'exprime toujours autour de cette thématique. Le titre déjà assez explicite laisse place à des tracks comme "On My Level" ou "Fly Solo". La chanson "Roll Up" est un leurre car elle parle d'une love story mais ne vous y trompez pas, vous entendrez dans chacune des chansons au moins une fois le mot "weed", "roll", "fly", "high".
Malgré une ouverture d'esprit assez notable comme sur "Fly Solo" morceau en version acoustique à la guitare et des productions bien ficelés comme sur les deux bangers "Black & Yellow" ou "Roll Up", on note une répétition à la longue dérangeante des sujets. De plus et c'est un point important, on ne ressent pas une démarcation assez importante entre les mixtapes les plus brillantes (
Kush & OJ , Burn After Rolling ou Weed Therapy) et cet album.Rolling Papers devrait sans doute satisfaire les Taylor Gang addicts et les adeptes de new school, le charisme et le flow de Wiz Khalifa étant bien présents; mais à plus long terme, l'homme qui roule des joints dans son jacuzzi devra faire preuve de plus de créativité.