La science exacte n'est pas une vie



"La réponse était oui mais quelle était la question?" Woody Allen utilise des figures de style et on se régalerait presque à faire le parallèle entre son talent et cette délicieuse citation. En 2009, les fervents amateurs du 7ième art ont semble t-il pu obtenir une bonne moisson de films (libre arbitre de chacun...).
Après Vicky Cristina Barcelona, mi-drame, mi-comédie, comédie-dramatique en somme mais toujours aussi décalé, Woody Allen a sorti un film "friandise" de son chapeau avec Whatever Works

Synopsis:
Boris Yellnikoff est un génie de la physique qui a raté son mariage, son prix Nobel et même son suicide. Désormais, ce brillant misanthrope vit seul, jusqu’au soir où une jeune fugueuse, Melody, se retrouve affamée et transie de froid devant sa porte. Boris lui accorde l’asile pour quelques nuits. Rapidement, Melody s’installe. Les commentaires cyniques de Boris n’entament pas sa joie de vivre et peu à peu, cet étrange couple apprend à cohabiter. Malgré son esprit supérieur, Boris finit par apprécier la compagnie de cette simple jeune femme et contre toute attente, ils vont même jusqu’à se marier, trouvant chacun leur équilibre dans la différence de l’autre. Du hasard des rencontres aux caprices du destin, de l’amour à la tristesse, du désespoir à la renaissance, chacun des personnages noue et dénoue des liens, cherchant désespérément le bonheur.

Premier mot qui ressort à la vue de ce film léger et finement comique, apostasie, c'est à dire le reniement public à une religion ou à une doctrine. Le discours anti-valeurs de Larry David (aka Boris Y.) n'est pas tendre quand il s'agit de tordre le cou aux idées bien établies. Sur les trois confessions du Livre, la politique et même l'Homme dans son essence propre. Le scénario ficelé avec malice nous permet de découvrir les personnages tour à tour sans se perdre dans l'évocation de leur passif ou de leur positionnement dans l'histoire. Autre point positif dans la réalisation, les plans séquences qui donne de la place à chacun des protagonistes pour pouvoir développer son rôle.
C'est un film positif, on se sent bien après l'avoir vu. Il met tout le monde d'accord, des adolescents jusqu'aux personnes dites agées.


*Un de mes verbatims préférés du film: "people make life so much worse than it has to be and believe me, it's a nightmare without their help."